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MiCA en France: la periode de transition pour les prestataires crypto s'acheve le 1er juillet 2026

markets2026-08-21 · 3 min read · 1 reads

L'Autorite des marches financiers rappelle que la periode transitoire permettant aux prestataires de services sur actifs numeriques d'exercer sans agrement MiCA prend fin le 1er juillet 2026. Passe cette date, seuls les acteurs agrees pourront continuer a operer legalement en France.

Le secteur des crypto-actifs en France se trouve a un tournant reglementaire majeur. L'Autorite des marches financiers a rappele que la periode transitoire permettant aux prestataires de services sur actifs numeriques de poursuivre leur activite sans agrement europeen prendra fin le 1er juillet 2026. Les acteurs concernes doivent donc se preparer.

Une echeance fixee au 1er juillet 2026

Selon l'AMF, les prestataires de services sur actifs numeriques qui exercaient avant l'entree en application du reglement MiCA disposent d'un delai courant jusqu'au 1er juillet 2026 pour obtenir l'agrement de prestataire de services sur crypto-actifs. Passe cette date, ils ne pourront plus exercer legalement leurs activites en France.

Cette echeance marque la fin d'une periode de transition de dix-huit mois, destinee a permettre aux acteurs deja etablis de se conformer au nouveau cadre europeen. L'objectif affiche est d'assurer un passage ordonne de l'ancien regime national vers le regime harmonise instaure par le reglement MiCA a l'echelle de l'Union europeenne.

Qui est concerne par l'obligation d'agrement

La reglementation europeenne MiCA transforme le cadre des crypto-actifs en France. (Image d'illustration)
La reglementation europeenne MiCA transforme le cadre des crypto-actifs en France. (Image d'illustration)

L'obligation vise l'ensemble des prestataires enregistres ou agrees en France, ainsi que ceux qui fournissaient des services sur crypto-actifs avant la mise en oeuvre de MiCA. Ces acteurs doivent obtenir l'agrement requis ou cesser leurs activites afin de respecter les nouvelles regles europeennes desormais en vigueur sur l'ensemble du territoire.

Seules les entites disposant de l'agrement de prestataire de services sur crypto-actifs delivre par leur autorite nationale competente, soit l'AMF pour les candidats etablis en France, ou celles eligibles au titre de l'article 60 du reglement MiCA, pourront continuer a proposer legalement leurs services apres l'echeance fixee par les textes.

Des delais d'instruction a anticiper

L'AMF souligne que la duree d'examen d'une demande d'agrement peut atteindre quatre mois a compter du depot d'un dossier complet. Or, l'autorite observe que les dossiers initiaux sont rarement complets, ce qui necessite des clarifications et des revisions successives susceptibles d'entrainer des retards importants dans le deroulement de la procedure.

Ce constat incite les prestataires a deposer leurs demandes le plus tot possible afin de disposer d'une marge suffisante avant la date limite. Une preparation rigoureuse des dossiers apparait essentielle pour eviter que des allers-retours administratifs ne viennent compromettre la continuite de leurs activites sur le marche francais des crypto-actifs.

Un plan de cessation ordonnee

Pour les prestataires qui ne parviendraient pas a se mettre en conformite, l'AMF prevoit la mise en place d'une cessation ordonnee de leurs activites a compter du 30 mars 2026. Ce dispositif vise a proteger les detenteurs de crypto-actifs en leur permettant de recuperer ou de ceder leurs avoirs dans de bonnes conditions et sans precipitation.

Cette organisation de la sortie du marche doit s'accompagner d'un preavis suffisant, afin que les clients disposent du temps necessaire pour prendre leurs dispositions. L'enjeu est d'eviter toute rupture brutale de service qui penaliserait les investisseurs et fragiliserait la confiance dans l'ensemble de l'ecosysteme des actifs numeriques.

Des sanctions en cas de non respect

Les prestataires qui poursuivraient leur activite sans autorisation s'exposent a des sanctions penales significatives. Le Code monetaire et financier prevoit, au titre des articles L. 54-10-4 et L. 572-23, une peine pouvant aller jusqu'a deux ans d'emprisonnement ainsi qu'une amende de 30 000 euros pour les contrevenants qui ne respecteraient pas ces regles.

Au dela des sanctions penales, l'AMF dispose d'outils de supervision dissuasifs. L'autorite peut en effet publier des listes noires recensant les prestataires non autorises et bloquer l'acces aux sites internet non conformes, renforcant ainsi la protection des epargnants face aux acteurs operant en dehors du cadre legal etabli.

A l'approche de l'echeance du 1er juillet 2026, les prestataires francais sont fortement incites a accelerer leurs demarches d'agrement. La transition vers le regime MiCA represente a la fois un defi operationnel important et une opportunite de renforcer la credibilite du secteur aupres des institutions et du grand public en France.

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